Bonnes prises, mais prix décevants : les homardiers globalement satisfaits de leur saison
Alors que la saison de pêche au homard touche à sa fin dans le nord du Nouveau-Brunswick, les pêcheurs se disent globalement satisfaits de la quantité et la qualité de leurs prises mais auraient souhaité de meilleurs prix. Les pêcheurs des zones A et B qui s’étendent du Restigouche au nord de la Péninsule acadienne ont relevé leurs derniers casiers à homard dimanche. Les sous zones de pêche dans le nord du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada Pour les homardiers du sud de la Péninsule jusqu’à Escuminac, eux, ont encore quelques jours de pêche supplémentaire. Ils pourront sortir en mer jusqu’à mercredi car leur début de la pêche avait été retardé en raison de mauvaises conditions météorologiques. Charles Lanteigne, pêcheur de homard de Caraquet qui pêche depuis des décennies, est satisfait de sa saison et croit que ses collègues ont vécu une saison similaire. Steeve Gionet explique que la saison a été excellente pour lui. Photo : Radio-Canada / Réal Fradette Au quai de Pigeon Hill, Steeve Gionet se félicite d’une La conseillère aux pêches à l’Union des pêches des Maritimes (UPM), Lyne Robichaud, explique que selon les retours de leurs membres, les débarquements de homards ont été en moyenne égaux à supérieurs à l’année passée. Elle souligne que la météo a été clémente pour les pêcheurs qui ont perdu peu de jours où ils étaient incapables de sortir en mer. Les pêcheurs concluent leur saison avec de l’espoir pour l’année prochaine. Seule ombre au tableau pour les pêcheurs : le prix qui leur a été offert cette saison. Selon Lyne Robichaud, ils obtiennent en moyenne entre 7,25 $ et 7,50 $ la livre. Les pêcheurs aimeraient entre 8 $ et 8,50 $ la livre. Lyne Robichaud, conseillère aux pêches à l'Union des pêcheurs de Maritimes (UPM). Photo : Radio-Canada / BABATUNDE LAWANI La conseillère aux pêches souligne que les dépenses des homardiers sont en hausse, notamment pour ce qui est du carburant et l’achat des appâts. D’après elle, certains pêcheurs n’ont eu d’autres choix que de dépenser de 50 000 $ à 75 000 $ en appât. Charles Lanteigne estime lui aussi que les pêcheurs méritent de meilleurs prix pour leurs homards. Charles Lanteigne explique qu'il paie chaque jour de travail 300 dollars d'essence pour pouvoir sortir en mer. Photo : Radio-Canada / Réal Fradette Avec des renseignements de Réal Fradette
Y’avait plus de homard et la size [taille] était plus grosse
, explique-t-il.
pêche excellente cette année
.Ils voient des signes prometteurs pour l’avenir. Il y avait beaucoup de homards en bas de la mesure donc ça veut dire que l’année prochaine ce homard là devrait être de taille légale pour être pêché
, explique Lyne Robichaud.Des prix jugés trop bas

On a le même prix que les années passées et les coûts d’exploitation sont plus chers, faudrait qu’on aurait plus. Ça coûte plus cher à opérer à tous les années, tout augmente mais on reste au même prix, y’a quelque chose qui marche pas
, explique-t-il.
J’ai 300 pièces de fioul par jour, tous les jours. Tu peux pas t’amuser à aller ramasser 100 livres d’homard donc ça prend du volume
, déplore le pêcheur.
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